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L’église d’Equeurdreville

dès le XIème siècle (1055), Geoffroy de Montbray, évêque de Coutances évoque un premier édifice. Un siècle plus tard, le Pape Urbain III en confirme le patronage par moitié avec l’abbé de St Lô, ce qui est confirmé par la trace « d’ecclésiam escheudrevilla » au cartulaire de l’abbaye en 1307. Ce n’est qu’en 1555 qu’un certain Geoffroy Pilon est cité comme curé de la paroisse.

Jusqu’en 1820 le nombre d’habitants est assez faible, environ 1200, mais l’édifice, bien que vétuste et peu entretenu, suffit à accueillir ceux qui le souhaitent. A partir de 1850, la population d’Equeurdreville est de 2623 habitants et va doubler en 10 ans, en raison des travaux de la rade et du port. Cet accroissement démographique va nécessiter la construction d’une nouvelle église. Le curé Lechevallier, avec l’Abbé Godefroy, chapelain du couvent de la Bucaille à Cherbourg, et architecte, vont élaborer les plans d’un nouvel édifice de style gothique.

Les faibles ressources de la paroisse obligent à l’échelonnement des travaux : 1852 le chœur et la sacristie, 1860 le transept et les chapelles, 1865 la nef et le clocher sans flèche, celle-ci ne sera jamais construite. L’ensemble, de style néo-gothique est ici particulièrement sobre.

Plusieurs épitaphes en pierre calcaire ont été conservés dont la plus ancienne date de 1572.

  • Une reproduction de la Cène sur marbre blanc qui ornait l’ancien maître-autel avant son remplacement en 1967.
  • Grand crucifix en bois, polychrome, XVIIIème siècle.
  • Les vitraux, notamment ceux de chœur : proclamation du dogme de l’Assomption et de part et d’autre Sainte Avoye et Saint Augustin, de l’atelier Mauméjean, maison fondée en 1860 par Jules Mauméjean, maître verrier français. Une soixantaine d’églises dans la Manche possèdent des vitraux de ce même atelier.
  • les fonts baptismaux en marbre du XIXème siècle. Voir aussi les fonts baptismaux en pierre calcaire de l’ancien édifice.